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Sean Connery : de son enfance prolétaire à la gloire planétaire

Agent 007 archétypal mais ayant réussi sa reconversion dans le cinéma d'auteur, de Hitchcock à de Palma en passant par Huston, Lumet ou Lester, Sean Connery, mort à l'âge de 90 ans, laisse l'image d'un gentleman viril, élégant et singulièrement libre.

Sean Connery : de son enfance prolétaire à la gloire planétaire

Par : Laurent Dandrieu | valeursactuelles.com

Élu “homme le plus sexy sur terre” en 1989 - à 60 ans ! -, Sean Connery demanda qui était “l'homme le plus sexy sous terre”. Aujourd'hui qu'il peut postuler aussi à cette seconde distinction, la réplique rappelle opportunément l'humour, l'indépendance d'esprit et le sens de la relativité de toute chose qui furent la marque de celui qui n'acceptait d'être en compétition qu'avec une seule personne : lui-même, pour « essayer de faire toujours mieux ».

Rien ne disposait Sean Connery à décrocher le rôle de “Bond, James Bond”, qui devait faire de lui une icône planétaire. On sait que le créateur du personnage, Ian Fleming, avait en tête un Anglais distingué à la David Niven et les producteurs, Cary Grant. Sean Connery était né le 25 août 1930 à Édimbourg : l'as des services secrets britanniques sera donc doté d'un accent écossais à couper au couteau, que l'acteur sera de moins en moins enclin à atténuer ; soutien indéfectible de l'indépendance de sa patrie, il intitulera son autobiographie Être écossais. Surtout, il naît dans un milieu on ne peut plus populaire : père ouvrier, mère femme de ménage, il a pour berceau un tiroir de la commode. À 9 ans, il travaille déjà, comme livreur de lait.

Après avoir été chauffeur routier, baby-sitter ou vernisseur de cercueils, il se voit offrir un contrat de footballeur à Manchester United. Jugeant la carrière trop courte, il prend « la meilleure décision de [sa] vie » et devient acteur. Plusieurs années de petits rôles, sa calvitie précoce dissimulée sous une moumoute, avant que son évident charisme ne convainque de lui confier le rôle de Bond - non sans lui avoir fait prendre des cours accélérés d'élégance et de maintien. Conçu comme une série B, James Bond 007 contre Dr No (1962) devient un phénomène mondial. Le charme de Sean Connery, sa beauté de gladiateur romain, son mélange de virilité rugueuse et d'ironie distanciée, sa voix chaude et chuintante, son regard qui semble vous percer à jour ou vous mettre à nu - selon le sexe auquel vous appartenez - y sont pour beaucoup.

Ce personnage auquel il doit sa gloire, l'acteur aura souvent tendance à le dénigrer - « un smoking sur un cintre » -, mais il lui doit, aussi, le refus de la facilité : par les qualités qu'il lui aura fallu démontrer pour emplir ce smoking d'une vraie personnalité et par l'envie de rôles plus sérieux pour ne pas s'y laisser enfermer : riche époux d'une névrosée dans Pas de printemps pour Marnie (Hitchcock, 1964), prisonnier martyrisé par un chef de camp sadique ( la Colline des hommes perdus, Lumet, 1965), Robin des bois arthritique ( la Rose et la Flèche, Lester, 1976), flic intègre ( les Incorruptibles, De Palma, 1987) ou papa d'Indiana Jones ( Indiana Jones et la dernière croisade, Spiel-berg, 1989) : il enrichit tous ses rôles de son incroyable magnétisme, de sa voix si profonde qui donne une résonance sans pareille à la moindre de ses répliques. Dernière élégance : prenant sa retraite en 2003, il nous laisse sur l'image d'une maturité encore triomphante. Son film préféré était aussi le nôtre : l'Homme qui voulut être roi, de John Huston (1975), où un aventurier britannique parvient à se faire passer, dans une contrée orientale reculée, pour une réincarnation d'Alexandre le Grand. Le petit prolo d'Édimbourg était devenu roi. Il le restera, pour l'éternité […]



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