France

[France][bsummary]

Europe

[Europe][bsummary]

International

[International][bsummary]

SCI-TECH

[SCI-TECH][bigposts]

Faits divers

[Faits divers][twocolumns]

Les logiciels bloqueurs de pub tuent le Web et les sites indépendants !


ASTRONOMIE - « Cueilleur de météorites » : Comment les sciences participatives permettent aux citoyens d’aider la recherche

Découvrez, chaque jour, une analyse de notre partenaire The Conversation. Aujourd’hui, deux scientifiques révèlent comment des citoyens « traquent » les fragments de corps célestes

Image d'illustration

Par : 20 Minutes avec The Conversation

  1. La collecte de fragments de météorites profite aux astronomes et cosmochimistes qui s’intéressent aux processus de formation du système solaire, selon notre partenaire The Conversation.
  2. Ces derniers font de plus en plus appel aux « sciences participatives », qui leur permettent de recruter des tas de citoyens passionnés qui aident aux recherches de fragments.
  3. L’analyse de ce phénomène a été menée par Sylvain Bouley, professeur en géologie planétaire à l’Université Paris-Saclay, et Asma Steinhausser, cheffe de projets sciences participatives au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).

Que s’est-il passé début mars dans le Lot-et-Garonne à proximité de la ville d’ Aiguillon ? Une question était sur toutes les lèvres, dans le supermarché, au détour d’un champ, au coin d’une rue : « Alors ? Est-ce que vous l’avez trouvée ? » Un peu plus loin, on pouvait apercevoir une ligne formée de personnes, masquées et concentrées, les yeux scrutant le sol, à la recherche de l’objet qui manque à l’appel. Des journalistes sont également venus par dizaines pour couvrir cet événement insolite. Tout le monde cherchait une météorite…

Tout a commencé le samedi 27 février 2021 à 22h43, lorsqu’une magnifique étoile filante très lumineuse, aussi appelée « bolide », a survolé le sud-ouest de la France, sous les yeux de plusieurs dizaines de témoins. Certains se sont manifestés sur les réseaux sociaux en parlant de météore brillant, d’étoile filante et parfois de météorites – une observation inhabituelle, qui les a marqués. Après la surprise, des questions : est-ce que d’autres ont vu ce même phénomène ? À quoi correspond-il ? Est-ce que des météorites sont tombées sur Terre ?

Plusieurs météorites de taille moyenne tombent sur le territoire français chaque année © Yoann Gruson-Daniel, FRIPON/Vigie-Ciel CC BY-NC-SA (via The Conversation)

Ces mêmes questions intéressent les astronomes et les cosmochimistes qui s’intéressent aux processus de formation du système solaire.

Quelle est l’origine de la lumière des étoiles filantes

Lorsqu’un fragment d’astéroïde, de planète, et parfois de comète vient à la rencontre de la Terre, il pénètre l’atmosphère à une vitesse « cosmique », allant de quelques dizaines à quelques centaines de milliers de kilomètres à l’heure.

L’atmosphère ayant une densité très supérieure à celle du milieu interplanétaire, le bolide est brutalement ralenti par cette rencontre. Il va avoir tendance à se fragmenter, tandis que l’air, violemment comprimé, est porté à des températures gigantesques, entre 10.000 et 20.000 kelvins (à de telles températures, c’est à peu près le même chiffre en degré Celsius). On peut comparer cette température à celle de la surface du Soleil, de 5700 kelvins. L’air ainsi échauffé s’ ionise, c’est-à-dire que des électrons sont arrachés aux atomes, et il devient ainsi un plasma qui émet de la lumière.

Ainsi, ce n’est pas l’objet lui-même, ni ses fragments, que l’on voit briller, mais l’air ionisé qui les entoure. À une altitude variable, qui dépend de la taille de l’objet, de sa vitesse et de son angle d’incidence, le phénomène lumineux s’interrompt, car le bolide s’est ralenti et la pression n’est plus suffisante pour que l’air se transforme en plasma. Les reliquats de l’objet finiront par tomber en chute libre en étant soumis aux vents qui circulent dans l’atmosphère – on parle de « vol sombre ». Ces processus sont les mêmes quelle que soit la taille de l’objet incident, mais une fine poussière n’atteindra pas le sol. Elle sera volatilisée bien avant et n’engendrera qu’une petite traînée, à savoir une étoile filante.

Les météorites, traces précieuses des origines du système solaire

La traversée de l’atmosphère porte les fragments rocheux à une température suffisamment haute pour que leur couche superficielle se liquéfie, puis se fige lorsque le plasma s’éteint. Ceci forme une mince pellicule vitreuse noire, la « croûte de fusion », tout à fait caractéristique des météorites. L’aspect des météorites que l’on retrouve sur le sol résulte directement de ces processus qui se produisent lors de la traversée de l’atmosphère.

Les météorites nous fascinent par leur origine extraterrestre et leur arrivée souvent spectaculaire. Mais ce sont aussi des objets d’investigation scientifique. En effet, la Terre comme les autres planètes telluriques a fondu après sa formation et a ainsi perdu une partie de la mémoire de ses origines. C’est grâce aux météorites dites « primitives » (ou chondrites), provenant de corps planétaires qui ont été peu modifiés depuis leur formation, que l’on connaît l’âge du système solaire. Les météorites provenant de corps planétaires fondus nous renseignent, elles, plutôt sur la structure interne des planètes.

Nous sommes loin d’avoir décrypté tous les messages qu’elles renferment. Bien qu’on estime qu’il tombe en moyenne chaque année quelques météorites de taille « visible » en France, on n’en connaît pas plus de quarante-cinq pour le XIXe siècle et seulement huit pour le XXe siècle. Ces trouvailles ne représentent que moins de 10 % des météorites tombées en France. En effet, les retrouver reste compliqué, car la France est avant tout un pays recouvert de terrains agricoles et de forêts […]


LIRE LA SUITE -> (SOURCE) : 20 Minutes avec The Conversation LIRE L'ARTICLE COMPLET



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à 01CNews.fr ®