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Dans une affaire de viol, la justice retient la lesbophobie comme circonstance aggravante

Un individu a été condamné à quatorze ans de prison pour le viol d’une femme. Ses propos à l’encontre de l’orientation sexuelle de sa victime ont été retenus comme circonstance aggravante par la justice.

Image d'illustration

L'ACTUALITÉS : BRETAGNE   | FRANCE   | EUROPE   | INTERNATIONAL

Par : V.A.

C’est une première en France. Dans une affaire de viol, la cour d’assises de Paris a retenu comme circonstance aggravante des propos tenus par l’accusé sur l’orientation sexuelle de sa victime. Comme le rapporte Le Parisien vendredi 28 mai, ce serait la première fois que la justice retient la lesbophobie comme circonstance aggravante.

« Je vais te faire kiffer »

En octobre 2017, un homme de 25 ans, nommé Nidhal T., aurait rencontré sa victime, âgée 34 ans, place de la République à Paris. Si d’abord, la jeune femme avait envisagé d’avoir une relation sexuelle avec Nidhal T., elle lui aurait finalement demandé d’arrêter à cause de plusieurs tentatives douloureuses, a rappelé Le Monde. Il lui aurait alors déclaré : « Tu kiffes les meufs ? Eh bien je vais te faire kiffer » avant de la violer, rappelle Le Parisien. La jeune femme n’a jamais cessé de rappeler ces inquiétants mots lors de sa plainte et lors du jugement de son violeur. Lors du procès de Nidhal T., jeudi 27 mai, elle a témoigné à la barre : « Il n’a pas aimé que je le ramène chez moi (à Saint-Ouen, ndlr), que je lui dise non, que je sois lesbienne. »

Il évoque l’homosexualité de la femme « douze fois »

Alors qu’en mars 2020, la cour d’assises de Seine-Saint-Denis avait condamné l’individu à 15 ans de prison, la circonstance aggravante liée à l’orientation sexuelle de la victime n’avait pas été retenue. Entre les deux procès, Nidhal T. a reconnu les faits de viol en démentant avoir un « problème » avec l’homosexualité de sa victime. Ce vendredi, il a ainsi écopé d’une peine plus légère que celle évoquée en première instance : 14 ans de prison et trois ans d’obligation de suivi socio-judiciaire. « Pour moi, elle ne faisait aucun doute. L’accusé a été entendu 4 fois, soit cinq heures en tout. Douze fois, il a évoqué l’homosexualité de sa victime. Ce n’est pas rien, c’est même une obsession », a finalement assuré l’avocat de la victime, Me Stéphane Maugendre, dans Le Parisien.



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