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Aux États-Unis, le journalisme de gauche anti-woke s'organise et contre-attaque

Partager l'article sur Twitter Sur la plateforme de newsletters « Substack », des journalistes américains qui ont quitté des médias qu’ils jugent trop influencés par une approche identitaire des questions de société essaient d'attirer un lectorat lassé par l’orthodoxie progressiste.

Image d'illustration

Par : Claire Levenson / marianne.net

En juillet 2020, le journaliste Matthew Yglesias signe une lettre ouverte au magazine Harper’s en défense de la liberté d’expression, un texte qui visait à dénoncer une nouvelle culture intellectuelle, à gauche, marquée par « l’intolérance à l’égard des opinions divergentes [le] goût pour l’humiliation publique et l’ostracisme, [et la] tendance à dissoudre des questions politiques complexes dans une certitude morale aveuglante ».

Peu après, une de ses collègues au site Vox.com, Emily VanDerWerff, écrit une lettre à la direction du magazine. Dans cette missive également postée sur Twitter, elle déclare qu’en tant que personne trans, elle se sentait « moins en sécurité » à Vox du fait de la signature d’Yglesias, dans la mesure où l'auteur de la saga Harry Potter, J.K. Rowling, qui a fait des déclarations que certains considèrent comme transphobes, faisait aussi partie des signataires.

Désaccord considéré comme une menace

Peu après cet incident, Matthew Yglesias a quitté Vox pour lancer une newsletter sur Substack, une plateforme indépendante créée en 2017 qui permet aux lecteurs de payer un forfait mensuel, souvent cinq dollars, pour avoir accès aux contenus de journalistes dont ils apprécient le travail – la plupart des newsletters ont aussi des contenus gratuits pour tous.

Depuis, Matthew Yglesias écrit sur des sujets que de nombreux médias marqués à gauche préfèrent éviter, comme la critique des consultants en diversité ou encore celle du mouvement pour le définancement de la police. « Dans de nombreuses institutions, il y a une sensibilité exacerbée vis-à-vis de la langue et de ce que disent les gens, expliquait le journaliste dans une interview avec le magazine The Atlantic. C’est une tendance nocive, particulièrement dans les médias, car c’est un domaine qui traite d’idées, et si tout désaccord est considéré comme une menace en termes de sécurité personnelle, il devient très difficile de faire du bon travail. »

Un groupe de journalistes du prestigieux quotidien s’était mobilisé contre un éditorial écrit par un sénateur républicain qui appelait à l’intervention de l’armée pour endiguer les émeutes après la mort de George Floyd. Le chef des pages opinions avait dû démissionner après que de nombreux journalistes avaient affirmé que la publication de l’article « mettait les journalistes noirs du New York Times en danger ». Bari Weiss avait aussi quitté le journal, déclarant qu’elle en avait assez d’être qualifiée de « raciste » par certains collègues. En janvier 2021, elle commençait à publier des articles sur Substack puis à lancer un podcast. Depuis, sa newsletter est si populaire qu’elle embauche des contributeurs.« Être détestée a été très bon pour ma carrière »La journaliste Katie Herzog était elle aussi devenue indésirable dans l’hebdomadaire de Seattle où elle […]    [La suite est réservée aux abonnés.]


(SOURCE) : marianne.net LIRE L'ARTICLE COMPLET



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