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Bordeaux : un étudiant en art moule une statue d’esclave, la mairie crie au racisme

Dans la soirée du dimanche 12 septembre, rapporte Sud-Ouest, la statue de l’ancienne esclave Al Pouessi a été retrouvée recouverte de plâtre. La mairie a immédiatement crié au racisme… avant de retirer sa plainte, face aux aveux d’étudiants en art.

Image d'illustration

Par : V.A.

Rétropédalage en règle. A Bordeaux (Gironde), le début de semaine a été marqué par une nouvelle polémique antiraciste, explique Sud-Ouest. En cause : dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 septembre, la statue de l’ancienne esclave Al Pouessi – aussi connue sous le nom de Modeste Testas – était recouverte de plâtre. Une dégradation immédiatement attribuée au racisme par la mairie de Bordeaux et de nombreuses associations. L’une d’entre elles, l’association « Mémoires et partages », avait même eu le temps d’envisager de déposer plainte, dénonçant un « sabotage profondément révoltant ». La mairie, elle, aux mains des écologistes depuis juin 2020, avait pris de l’avance : dès lundi, elle avait déposé contre X une plainte pour « dégradation » et « racisme ». Problème : la statue a, en réalité, été attaquée… par un étudiant en art.

Plainte retirée

C’est la mairie qui a dévoilé l’information sur son site internet, mardi 14 août. Elle révèle que le plâtre a été disposé par un étudiant en art et deux de ses camarades, qui désiraient effectuer un moulage de la statue. « L’étudiant a fait savoir qu’aucune motivation raciste n’avait dicté cette action. Pour autant, on ne saurait accepter et cautionner cette initiative isolée et pour le moins malheureuse qui a heurté nombre d’observateurs attachés à la mémoire que représente cette statue », écrit l’équipe municipale. Un acte « inacceptable », donc, mais moins grave, semble-t-il, que s’il avait été justifié par un motif politique. Dans la foulée des aveux estudiantins, la mairie de Bordeaux a annoncé retirer sa plainte. L’association Mémoires & Partages, elle, ne lâchera pas l’affaire si facilement : « Cet acte nauséabond, dans son intention comme dans les formes de sa réalisation, démontre s’il en était besoin à la fois la faible conscience de l’importance de la mémoire de ce crime contre l’humanité ».



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