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Facebook : ces millions d’utilisateurs qui ont le droit de ne pas respecter les règles du réseau

Alors que le géant américain affirme appliquer les mêmes règles de modération de contenu à tous ses utilisateurs, le Wall Street Journal publie une longue enquête ce lundi 13 septembre. Il révèle que Facebook dispense de règles de nombreux VIP : célébrités, journalistes, artistes, etc.

Image d'illustration

Par : V.A.

C’est un secret que la société de Mark Zuckerberg aurait bien aimé ne jamais avoir à révéler. Le fondateur de Facebook déclare souvent en public que les plus de trois milliards d’utilisateurs du réseau doivent respecter les mêmes règles. Pourtant, selon des documents révélés par le Wall Street Journal ce lundi 13 septembre, il n’en est rien. En privé, le géant américain a construit un système qui exempterait les utilisateurs de haut niveau (artistes, célébrités, journalistes, etc.) de tout ou partie de ses règles. Nom de code : XCheck. Parmi certaines personnalités dispensées de suivre les règles, on retrouverait la star du PSG, Neymar, l’ancien président Donald Trump, son fils Donald Trump Jr, la sénatrice américaine démocrate Elizabeth Warren ou Mark Zuckerberg lui-même. Aujourd’hui, ce programme protègerait des millions d’utilisateurs VIP du processus de modération de l’entreprise, selon les documents. Le quotidien américain explique « que certains utilisateurs sont sur une liste blanche qui les place à l’abri de sanctions. D’autres sont autorisés à publier du matériel enfreignant les règles en attendant les avis des employés de Facebook qui souvent ne viennent jamais ». Le Wall Street Journal estime que le nombre d’utilisateurs inclus dans le programme XCheck était de 5,8 millions jusqu’en 2020.

Cynisme totalement assumé en interne

Dans un document confidentiel obtenu par le WSJ, les dirigeants de Facebook semblent faire preuve d’un cynisme certain vis-à-vis de leur programme XCheck : « Nous ne faisons pas réellement ce que nous disons que nous faisons publiquement. Contrairement au reste de notre communauté, ces personnes peuvent violer nos normes sans aucune conséquence ». Le document qualifie noir sur blanc les actions de l’entreprise d’« abus de confiance ». L’enquête du WSJ montre que XCheck aurait protégé des personnalités publiques dont les messages contenaient du harcèlement ou une incitation à la violence, des violations qui entraîneraient généralement des sanctions pour les utilisateurs réguliers de Facebook. En 2019, ce programme a permis à la star du football Neymar de montrer des photos nues d’une femme, qui l’avait accusé de viol, à des dizaines de millions de ses fans avant que le contenu ne soit supprimé par Facebook.



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