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« Les paradis fiscaux, c'est terminé ! », disait Sarkozy il y a douze ans… Sans blague ?

Partager l'article sur Twitter Selon une étude de l’Observatoire européen de la fiscalité, les banques européennes continuent d'enregistrer chaque année dans les paradis fiscaux 14 % de leurs bénéfices, soit 20 milliards d’euros.

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Par : Jack Dion / marianne.net

"On se souvient encore de Nicolas Sarkozy annonçant fièrement à la télévision, le 23 septembre 2009 : « Les paradis fiscaux, c’est terminé. » C’est tellement terminé que ça continue. Selon une étude de l’Observatoire européen de la fiscalité, dirigé par l’économiste Gabriel Zucman, les banques européennes y enregistrent chaque année 14 % de leurs bénéfices, soit 20 milliards d’euros, excusez du peu. Conclusion de l’organisme susdit : « Malgré l’importance croissante de ces questions dans le débat public et dans le monde politique, les banques européennes n’ont pas réduit de manière significative leur recours aux paradis fiscaux. » C’est le moins que l’on puisse dire.

Les déclarations tonitruantes des uns et des autres ont beau se suivre et se ressembler (avec le ministre Bruno Le Maire 2021 dans le rôle de Sarkozy 2009), les engagements sur l’application prochaine d’un taux minimum d’imposition des multinationales ont beau se succéder, la situation n’a pas bougé d’un iota depuis 2014, confirmant ainsi que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Les banques européennes poursuivent leurs petits placements dans les Bahamas, les îles Caïman, Hongkong, Panama, ou, plus près de chez nous, à Jersey ou au Luxembourg, adresses fortement recommandées par le petit manuel de l’évasion fiscale.« Favorable » et « avantageuse »Parmi les médaillés de cette compétition très particulière, on trouve quelques fleurons de la finance tricolore, tels la Société générale, le Crédit Agricole et BNP Paribas.

Tous ces établissements ayant pignon sur rue persistent, avec d’autres, à alimenter les réseaux qui permettent aux capitaux de s’exiler pour se réfugier dans des endroits merveilleux, que le journal les Échos appelle joliment « des pays à fiscalité avantageuse » ou « à la fiscalité favorable » comme pour exorciser l’ampleur d’un mal qui contribue à vider les caisses de la France d’environ 343 millions d’euros par an. Et pourquoi ne pas parler carrément de fiscalité incitative ou attractive ?Mais, chut, ce n’est pas grave. Quand des familles modestes sont suspectées de prendre des libertés avec les règles, on sort l’artillerie lourde. Quand il s’agit de la crème du business, on sait trouver les mots pour atténuer le scandale. Pas de vagues, surtout pour évoquer les côtes paradisiaques où l’argent se dore au soleil en toute quiétude.


(SOURCE) : marianne.net LIRE L'ARTICLE COMPLET



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