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Parc éolien au large de Saint-Brieuc : cette fois, les pêcheurs portent plainte devant le PNF

Décidés à ne pas se laisser faire, les pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc ont déposé une énième plainte contre le projet de construction un parc éolien en mer. Cette fois, le Comité des pêches des Côtes-d'Armor a saisi le parquet national financier pour "recel de favoritisme" dans l'attribution en 2012 du marché public du parc éolien.

Image d'illustration

Par : Magazine Marianne

Depuis ses prémices, le projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc a réussi un exploit : réunir les oppositions autour d'une même cause. Dans les côtes d'Armor, tous les acteurs concernés de près ou de loin par la construction d'un tel parc éolien sont formellement contre. Des pêcheurs de la baie aux associations de protection de l'environnement en passant par les élus locaux de différents partis politiques.

Ce vendredi 3 septembre, l'ONG Sea Shepherd a annoncé le dépôt d'un recours devant le Conseil d'État, aux côtés de l'association Gardez les caps, « pour contester les dérogations de destruction d'espèces protégées accordées à Ailes Marines ». Un recours devant la Commission européenne est également prévu.

PLUSIEURS PLAINTES DÉPOSÉES

La semaine dernière, les pêcheurs ont déposé une plainte contre « l'intégralité du projet », notamment pour « rejet de substance polluante » et « atteinte à la conservation des espèces animales non domestiques ». Tandis que ce jeudi 2 septembre, les avocats du comité des pêches des Côtes-d'Armor ont annoncé dans un communiqué de presse avoir saisi le parquet national financier (PNF) pour « recel de favoritisme ». Ils pointent notamment l'attribution en 2012 du marché public du parc éolien en baie de Saint-Brieuc à la société Ailes Marines, filiale d'Iberdrola. Le parquet national financier a confirmé auprès de l'Agence France Presse avoir « été destinataire d’une plainte ce jour (jeudi 2 septembre) » portant sur cette qualification.

Les avocats rappellent qu'en avril 2012, la société Ailes Marines, filiale de l'entreprise espagnole Iberdrola, a été choisie par les ministres de l'Écologie et de l'Industrie pour la construction de ce parc de 62 éoliennes de 205 m de haut alors que la société concurrente Éolien maritime France avait été désignée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Un choix jugé « irrégulier » par le Conseil d'État, « dans deux décisions de juillet 2019 (...) car l'exécutif avait pris en compte des conditions qui n'avaient pas été incluses dans le cahier des charges, pour favoriser Ailes Marines plutôt que la société concurrente », plaident les avocats, qui demandent « des investigations pénales ».

UN COMBAT QUI DURE

« Cette saisine vaut dépôt de plainte. Il s'agit de porter à la connaissance du PNF des faits qui, selon nous, mériteraient une enquête. Le recel de favoritisme qui est dénoncé n'a jamais été appréhendé par quelque juridiction que ce soit », a précisé à l'AFP Me Bourdon. En outre, les avocats des pêcheurs soulignent également la mise en cause de la société Ailes Marines (filiale d'Iderdrola) dans plusieurs pays européens et internationaux, y compris des chefs de corruption et d’espionnage.

Le combat des pêcheurs et autres associations dure depuis de longues années dans la baie de Saint-Brieuc, comme l'a déjà raconté Marianne à plusieurs reprises. En mai dernier, lors des premiers jours de travaux en mer, des pêcheurs avaient encerclé les navires de chantier. Et la défiance de s'accentuer au mois de juin puis juillet lorsque la marine nationale a été dépêchée par le gouvernement pour défendre Iberdrola face aux chalutiers des pêcheurs bretons.



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