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Présidentielle 2022 : Arnaud Montebourg veut « taper dur » sur E. Macron

Arnaud Montebourg doit officialiser sa candidature à l’élection présidentielle ce samedi, sur ses terres natales. Mais à gauche, personne n’y croit vraiment

Image d'illustration

Par : Tom Hollmann / 20minutes.fr

L’ESSENTIEL

  1. C’est à Clamecy, dans la Nièvre, qu’Arnaud Montebourg, un temps retiré de la vie politique, doit officialiser sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 ce samedi.
  2. Partisan d’une « réindustrialisation », il souhaite incarner « une synthèse entre la droite et la gauche qui dépasse les clivages » et soutenir « les oubliés de la mondialisation », d’après son entourage.
  3. Dans son camp, on exclut la possibilité d’une candidature de témoignage. Mais à gauche, où personne ne semble vraiment prendre au sérieux sa candidature, on préfère croire à une alliance future.

On pensait le partisan du « made in France » désormais entièrement dédié à ses ruches, ses amandes et ses glaces bio depuis son départ du PS, en 2017. Mais Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’Economie et du Redressement productif sous François Hollande, doit officiellement annoncer sa candidature à l’ élection présidentielle de 2022 ce samedi sur ses terres natales, à Clamecy, dans la Nièvre.

Dans son entourage, on assure que l’ancien membre du PS n’est pas là pour faire une candidature de témoignage, et saura occuper un « espace vide » entre un Jean-Luc Mélenchon « qui stagne dans les sondages » et une Anne Hidalgo jugée sans programme, dont « la politique est plus proche de celle d’Emmanuel Macron que de celle des socialistes ».

Une ligne politique confuse

En juin dernier, affaibli par une infection au Covid-19, Arnaud Montebourg déclarait au Parisien ne pas avoir « les ressources personnelles et financières » pour briguer l’Elysée. Un peu moins de trois mois plus tard, il revient remonté comme une pendule, prêt à en découdre avec n’importe quel adversaire. Y compris le président lui-même, sur lequel l’ancien ministre devrait « taper dur » ce samedi, toujours d’après son entourage. Mais quelle ligne veut-il incarner ? « Celle d’une synthèse entre la droite et la gauche, qui dépasse les clivages et se focalise sur un bloc populaire français concentrant les oubliés de la mondialisation, les classes défavorisées et les professions qui n’ont plus les moyens de vivre dignement », nous confie un de ses proches. Il n’est toutefois pas question de faire dans le macronisme 2.0, précise-t-on, l’approche devant être « sociologique ».

Mais en dehors de son propre camp, personne ne semble réellement croire à la candidature d’Arnaud Montebourg. « J’aime bien le personnage, mais pour faire campagne, il faut des militants, une stratégie et des parrainages… Or tout ça, il ne l’a pas. La seule chose qu’il va exprimer ce samedi, ce sont les raisons de son absence », fait remarquer le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière. « Retiré de la vie politique, il nous disait que tout ce qu’on faisait (à LFI) était génial, poursuit l’élu. Il revient désormais en envisageant un rapprochement avec Xavier Bertrand… Tout cela me semble quand même très confus ».

Constatant chacun les limites de leurs anciennes familles, le candidat malheureux à la primaire du PS en 2017 et le ténor de la droite pensent en effet rassemblement. « Au-delà des différences politiques, quelque chose nous dépasse, c’est la France, c’est l’intérêt général, c’est la capacité à s’opposer au rouleau compresseur de la technostructure et de la bien-pensance. Pour nous, le politique décide. On peut réhabiliter la politique face au fatalisme », déclarait ainsi Xavier Bertrand dans le Figaro en janvier.

Le PS n’y croit pas, mais ménage le candidat en vue d’une alliance

Avec L’Engagement, le parti politique qu’il a créé en janvier dernier, l’ancien élu de Saône-et-Loire comptabiliserait déjà 5.000 personnes membres, selon les dires du président du parti, Valentin Przyluski, à Public Sénat. « Le travail est fait depuis six mois pour permettre à Montebourg d’être candidat, d’obtenir ses signatures et financements. Et ce travail est plus avancé que beaucoup ne l’envisagent », assurait-il fin août. Ainsi, le recueil des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle ne semble pas inquiéter son entourage : « Au regard de son expérience et de sa carrière, on les a ! Et une signature ne rime pas nécessairement avec un soutien pur et dur ».

Si du côté du PS, on ne croit pas non plus dans la capacité d’Arnaud Montebourg à mener une campagne présidentielle, aussi bien « structurellement que financièrement », le camp d’Anne Hidalgo ménage ses critiques. « Avec cette nouvelle candidature, Montebourg participe au fractionnement de l’offre politique, ce qui n’est jamais bon… Mais il porte la dimension de réindustrialisation, ce que nous voulons incarner également. Alors on attend de voir. Un rassemblement peut se faire progressivement », confie un proche de la maire de Paris, pour qui l’idée d’une union « entre socialistes, écologistes et communistes (mais pas Insoumis) » doit rester une priorité. A condition de se ranger derrière Anne Hidalgo, bien sûr.


(SOURCE) : 20minutes.fr LIRE L'ARTICLE COMPLET



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