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Présidentielle 2022 : la droite embarrassée après les propos de Ciotti sur Zemmour

Le candidat à la primaire de la droite a déclaré ce dimanche qu'en cas de second tour Macron - Zemmour, il voterait pour ce dernier.

Image d'illustration

Par : Dinah Cohen / lefigaro.fr

Éric Zemmour ne figure pas (encore ?) parmi les candidats déclarés, mais l'hypothèse agite déjà les troupes. Lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI de dimanche, le candidat à la primaire de la droite, Éric Ciotti, a déclaré qu'en cas de second tour (pour l'heure fictionnel) entre Emmanuel Macron et l'écrivain polémiste, le député des Alpes-Maritimes donnerait son vote au second. Interrogées sur cette déclaration ce matin, plusieurs figures de la droite ont tenté de balayer le sujet.

«Ce n'est vraiment pas la question du moment», a tranché Christian Jacob. Invité sur RTL, le chef de file du parti a tenté de détourner l'attention. «On sort d'un week-end formidable avec les jeunes. (...) Un grand mouvement de jeunesse est né hier», a-t-il assuré, au lendemain de la rentrée des Jeunes Républicains au Parc Floral de Paris. Prié de s'exprimer sur les propos d'Éric Ciotti, le président a finalement estimé que ce dernier avait des «convictions» dont il «fait part». Et de réitérer que «parler d'un candidat dont on ne sait pas s'il sera candidat, ce n'est pas le sujet du moment.»

«Moi j'avais plutôt le sentiment que les sujets de préoccupation des Français étaient le pouvoir d'achat, la sécurité, la santé, et pas tel ou tel candidat médiatique», a-t-il encore insisté. Tout en soulignant qu'Éric Zemmour n'est toutefois «absolument pas» infréquentable.

«De qui on parle ?»

Dans le même temps, Valérie Pécresse, en lice pour la primaire, s'est livrée à une déclaration laconique sur France 2. «Éric Zemmour c'est très clair : moi je dis que pour gouverner la France, il faut penser à autre chose que l'immigration», a-t-elle fustigé. Avant de rebondir : «Moi je pense que nous allons être au second tour.»

«De qui on parle ?», a encore interrogé Michel Barnier. Lui aussi candidat à une méthode de départage, l'ancien négociateur du Brexit a évoqué sur France Info «un chroniqueur, un journaliste polémiste qui n'est même pas candidat pour l'instant.» «Vous parlez d'hypothèses, de questions théoriques, moi je ne suis pas là ce matin pour commenter les commentaires et l'hypothétique candidature de M. Zemmour. Ça ne m'intéresse pas. Nous n'avons pas les mêmes idées», a-t-il déclaré.

Face à Éric Ciotti, le prétendant à l'Élysée a aussi souligné qu'ils pouvaient avoir «des idées différentes». «Dans cette famille politique, il y a depuis toujours (...) des gens qui sont très à droite, d'autres qui le sont beaucoup moins. Notre famille politique elle gagne et je pense qu'elle va gagner quand elle ressemble à la France», a-t-il déclaré.

Enfin autre candidat à la primaire, Philippe Juvin en a «assez de ces discussions où on vous dit qu'il faut choisir entre Macron et Zemmour». «Éric Zemmour parle de thèses que la droite a longuement développé, mais je crois que pour être élu président de la République, il faut d'abord avoir été élu», a fait valoir le maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) sur Sud Radio. «Personne ne sème la zizanie, s'est-il encore emporté. Il faut arrêter de dire que dès lors qu'on n'est pas d'accord, c'est la zizanie. (...) C'est plutôt une source de richesse.»


(SOURCE) : lefigaro.fr LIRE L'ARTICLE COMPLET



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