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Stanislas Rigault, le président de “génération Zemmour” nouveau symbole de la jeunesse de droite

Fondateur du magazine de droite l’Étudiant Libre et maintenant président de Génération Zemmour, comment le jeune homme de 22 ans a réussi à s’imposer dans la campagne d’Éric Zemmour ? Portrait.

Image d'illustration

Par : Kévin Tanguy / V.A. - LE CLUB

« Quand j’entends Gabriel Attal dire que la France de Zemmour est à genoux, alors que la France de Macron est à genoux sur la scène internationale, à genoux sur la souveraineté, à genoux face à la crise sanitaire et à genoux face à l’insécurité ça me sidère. » Cette phrase, que l’on pourrait qualifier, en 2021, de “punchline”, est de Stanislas Rigault, président du mouvement Génération Zemmour, et adressée à la porte-parole d’En Marche, Prisca Thevenot. Le jeune homme de 22 ans fait depuis quelques semaines le tour des plateaux de télévision pour défendre son candidat à la présidentielle. Il y a quelques mois, personne ne prenait la candidature du polémiste au sérieux, y compris Stanislas Rigault lui-même. Aujourd’hui, les performances du “Z” dans les sondages, qui le placent au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon, lui donnent toute la légitimité nécessaire pour prétendre à la plus haute fonction. Son jeune porte-flingue se retrouve, un jour sur BFM TV, le lendemain sur CNews, le surlendemain chez LCI, à défendre ses convictions. « Ça serait mentir de dire qu’il n’y a pas de stress », confie-t-il. La pression est d’autant plus grande que celui qu’il défend est un monstre de la télévision, considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs débatteurs français. Le jeune homme se doit donc d’être à la hauteur.

C’est dans la ville d’Angers que Stanislas Rigault voit le jour en 1999, d’une mère soignante auprès des personnes âgées et d’un père militaire. Les affectations de celui-ci permettront au jeune Stanislas de voyager en France métropolitaine et en outre-mer et, de déménagement en déménagement, de se familiariser avec les enjeux auxquels est confrontée la France. « Je comprends aussi bien les problématiques d’un collégien dans un établissement rural, que ce qui se passe dans une métropole comme Lille », explique-t-il aujourd’hui. Il entre par la suite au lycée militaire de Prytanée. Cette période sera pour lui l’occasion de s’interroger sur l’avenir de la France. De plus, le lycée militaire permet de brasser toutes les catégories sociales. Ce sont des personnes qui viennent de partout, mais avec un seul objectif : servir la France.

Je voulais servir la France d’une façon ou d’une autre »

Avec son Baccalauréat en poche, Stanislas rentre en première année de droit à l’ICES (La Roche-sur-Yon). C’est avec Paul Guerry et quatre autres amis qu’il décide de créer un média de droite pour les jeunes, l’Étudiant Libre. Cette initiative part du constat que les personnalités de gauche sont sur-représentées dans les médias. D’autant plus que « des médias de droite ça existait, des médias jeunes également, mais des médias jeunes et de droite, non » explique le fondateur du journal étudiant. La ligne éditoriale est claire : « On assume être un journal du camp national, sans pour autant être partisan », confie-t-il. En seulement trois ans d’existence, le mensuel a traité plusieurs sujets comme la « PMA : pourquoi on en veut pas ! », « Le libéralisme, est-il de droite ? Quelles sont ses limites ? », « Jean Lassalle : Il faudrait que je sois président ! ». L’Étudiant Libre a permis à Stanislas Rigault de rencontrer des personnes du monde politique telles que Marion Maréchal ou Philippe de Villiers.

Mais cet engagement “journalistique” ne semblait pas le satisfaire, en tout cas pas totalement. Stanislas constatait le déclin de la France sans pouvoir agir concrètement. La situation paraissait d’autant plus désespérée qu’aucune personnalité politique ne trouvait grâce à ses yeux. Cela n’était qu’une question de temps, il a dû faire preuve de patience. En février 2021, l’Express sort une enquête approfondie sur Éric Zemmour et « la tentation présidentielle ». À partir de ce moment-là, tout va s’accélérer, de semaine en semaine la candidature du chroniqueur semble se concrétiser. En mars, Stanislas Rigault lance un Discord, un canal de communication permettant de créer des salons de discussion sous forme de vocaux ou de messages sur internet, puis un compte Twitter nommé “Génération Z”. Au départ, Génération Zemmour était uniquement présent sur internet, mais petit à petit le jeune homme a réussi à s’entourer d’un groupe de personnes admiratif du travail d’Éric Zemmour, afin d’occuper le terrain.

Le passage de l’Étudiant Libre à Génération Z n’est que la continuité de son engagement. Quand il travaillait pour le mensuel étudiant, Stanislas Rigault a rencontré plusieurs politiques et le point communs entre ces personnes : « C’est le seul à mettre tout le monde d’accord, il fait l’unanimité à droite », explique le soutien d’Éric Zemmour. Pour Paul Guerry, un proche de Stanislas Rigault, il y a une cohérence dans le parcours de son ami, « l’engagement de l’Étudiant Libre était déjà politique, nous n’avons jamais prétendu être objectif  [Génération Z], c’est juste une autre façon de faire de la politique. »

Mais alors que pense le principal intéressé de ces jeunes favorables à sa candidature ? Quand on questionne Stanislas Rigault, il répond avec un sourire en coin « dans Valeurs actuelles, il a déclaré “je les trouve enthousiasmants et leur enthousiasme me fait réfléchir” ».

Plus l’hypothèse Zemmour 2022 semble sérieuse, plus le mouvement de jeunesse favorable au journaliste prend de l’ampleur. Après l’entretien accordé au média en ligne Livre Noir, le nombre d’adhérents à Génération Z a fortement augmenté. À ce jour, Stanislas Rigault dénombre 2 000 militants. Il confie avec le sourire « aujourd’hui on dort peu, on se lève tôt, on se couche tard et on rencontre plein de gens ». Un rythme de marathonien bien parti pour durer…



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