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“ Tout le monde a compris au RN que Marine Le Pen ne gagnerait jamais ” : Eric Zemmour enflamme le RN

À l’occasion d’un débat avec le président d’Objectif France, Rafik Smati, Eric Zemmour a étrillé la présidente du Rassemblement national. Et s’est attiré les foudres des cadres du RN.

Image d'illustration

Par : Sébastien Schneegans / V.A.

Il a suffi d’une petite phrase, lâchée laconiquement ce samedi, pour enflammer le RN. « Tout le monde a compris au RN que Marine Le Pen ne gagnerait jamais. » lâche Eric Zemmour, invité, samedi 28 août à Mirabeau, dans le Vaucluse, dans le cadre d’un débat avec le président du parti Objectif France, Rafik Smati. Les cris d’orfraie des fidèles soutiens de la candidate à l’élection présidentielle se font aussitôt entendre. « Des propos de tribune », lui a répondu sur BFMTV Louis Aliot, qui affirme qu’il s’agit d’un « propos inutile parce qu’on n’est pas dans le même combat. » Et le maire de Perpignan de préciser sa pensée : « Le Rassemblement national et Marine [Le Pen, NDLR] portent un message de gouvernement. »

Dimanche, Jordan Bardella, qui prendra les rênes du parti le 12 septembre à Fréjus, a quant à lui accusé le polémiste d’être candidat pour « faire la tournée de son bouquin. » « Quand on fait ses premiers pas en politique, on en fait parfois un peu trop. Vous voulez taper sur tout le monde, sur vos opposants », a-t-il ajouté. Ce mépris affiché d’une candidature d’Eric Zemmour et ces bisbilles, de plus en plus fréquentes, entre les cadres du parti et le chroniqueur de CNEWS, agacent certains soutiens de la première heure de Marine Le Pen.

« Quand j’entends Jordan Bardella critiquer Eric Zemmour, je me tire les cheveux. Nous avons besoin d’unité. Ces querelles de clocher ne servent à rien », glisse un fidèle soutien de Marine Le Pen. Seulement Eric Zemmour considère, sans doute à raison, qu’un espace politique s’est libéré depuis que la candidate du RN s’est « chiraquisée ». Et son analyse est largement partagée par la frange droitière du parti. « Il a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas », assure Jean Messiha. Loin des micros, certains estiment que la claque infligée aux régionales a « carbonisé » Marine Le Pen. « Le RN attendait monts et merveilles des élections régionales. Or, ça a été chou blanc ! », cingle un ancien membre du bureau politique.

Sang neuf

Dès les résultats des élections régionales et départementales, Eric Zemmour revenait, lucidement, sur les raisons de cet échec. « S’il y a énormément d’abstentionnistes, ce n’est pas qu’il y a un problème d’offre. Un tiers des abstentionnistes estiment que leurs idées ne sont pas représentées, avait-il expliqué sur le plateau de Face à l’Info. Elle a décidé, au nom d’une stratégie de dédiabolisation, de se recentrer, alors qu’il y a, au contraire, une radicalisation, un durcissement de tous les électeurs. » D’aucuns mettent aussi en avant l’essoufflement de celle qui se présente pour la troisième fois à la présidentielle. « Elle n’a pas envie de faire la guerre, elle n’a plus envie, et cela se ressent », confiait récemment un cadre du parti à nos confrères de l’Express.

L’hypothèse d’une candidature d’Eric Zemmour, qui se confirme chaque jour davantage, offrirait ainsi du sang neuf à la droite « hors les murs ». D’autant que le socle d’électeurs de Marine Le Pen semble s’effriter depuis le « coup dur » des régionales. Dans le dernier sondage Ipsos, elle est créditée de 21% des intentions de vote au premier tour, quand d’autres enquêtes le mois dernier la plaçaient plutôt à 24-26% des voix. Au profit d’Eric Zemmour ?

La dynamique semble lui être plutôt favorable. Il est crédité, selon un récent sondage commandé par l’équipe de campagne de Valérie Pécresse, de 7 % des intentions de vote. Seulement, il ne séduit pour l’heure « que » les électeurs de François Fillon et de Nicolas Dupont-Aignan. La rentrée politique, marquée par la sortie de son livre, le 16 septembre, La France n’a pas dit son dernier mot, pourrait lui offrir un parfait tremplin. Ses soutiens assurent que, dès qu’il sera candidat, il grimpera dans les sondages. Son offre politique rencontrerait assurément la demande mais arrivera-t-il à se faire connaître des classes populaires ? Pour l’heure, elles restent acquises à Marine Le Pen. Mais la donne changera. « Eric Zemmour n’a même pas besoin de tacler Marine Le Pen pour attirer ses électeurs dans son camp. Ils viendront naturellement », conclut Jean Messiha.



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