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[VIDEO] “Les flics vont le payer” : menaces dans la cité des Tarterêts

Reportage édifiant à lire dans Le Figaro de ce vendredi 10 septembre. Nos confrères se sont rendus dans la cité des Tarterêts (Essonne). Au bord de l'embrasement, c’est dans ce quartier que les forces de l’ordre sont visées depuis plusieurs jours.

Image d'illustration

Par : V.A.

Qu’est-ce qui explique les tensions actuelles dans le quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes ? Du gaz lacrymogène utilisé contre une mère de famille lors de l’interpellation de deux jeunes ? Le travail de la police qui dérange les trafiquants de drogue ? Depuis près d’une semaine maintenant, ce quartier est au bord de l’embrasement. Le Figaro rappelle ce vendredi 10 septembre, à l’occasion d’un reportage dans la cité, que le2 septembre dernier, les agents de la Brigade spécialisée de terrain (BST) et de la Brigade anticriminalité (BAC) sont venus arrêter un individu, au bas de son immeuble, après des rodéos urbains effectués en ville. Son frère s’est interposé et « les a frappés, insultés, menacés de mort et a tenté d’étrangler un agent au sol », selon la police. Leur mère, prévenue par les voisins que les forces de l’ordre étaient en train de « tuer son fils », a tenté de s’interposer. Un fonctionnaire l’a alors aspergée de gaz lacrymogène. Selon la préfecture, l’agent n’avait pas « conscience à ce moment-là qu’il s’agissait de la mère ». Mais pour les jeunes de ce quartier, où près d’un tiers de la population a moins de 14 ans, cette justification n’a que peu d’importance.

Affrontements et incendiés volontaires

En guise de représailles ces derniers jours, des conteneurs poubelles ont été incendiés et deux caméras de surveillance détruites dans des affrontements avec la police, qui a été contrainte de tirer des balles de défense (LBD). Quatre blessés sont à déplorer du côté des forces de l’ordre. Les faits ont été majoritairement perpétrés par des jeunes, âgés de 12 à 18 ans. Quatre d’entre eux, jugés pour des jets de projectile, ont été relaxés mercredi 9 septembre, détaille le quotidien.Leur colère a même contaminé d’autres cités voisines, à Évry, Grigny et Ris-Orangis. « Ils ont été incontrôlables », reconnaît auprès du Figaro Fatimata Sy, présidente du collectif « Gilets roses », constitué de mamans du quartier qui tentent d’apaiser la situation.

Des points de deals cassés

Dans la cité, ce nouveau fait divers alimente une haine anti-flics déjà bien ancrée. « Il n’y a aucun dialogue possible entre les jeunes et la police. Leur haine de l’uniforme est indescriptible », constate Fatimata Sy. En bas de la résidence Léon Blum, deux jeunes hommes, 20 ans tout au plus, rongent leur frein. « Les flics vont devoir payer pour ce qu’ils ont fait. On va tout casser », menace le premier. « On ne peut pas en rester là. C’est que le début. On ne touche pas une maman, on va les venger », abonde son comparse. Un fourgon de police a ainsi été pris à partie par 30 individus à coups de mortiers d’artifice, et autrescocktails Molotov, résume Le Figaro. Le quotidien expliqueque cette rivalité est aussi attisée par de nombreuses opérations de police depuis fin juillet, par le biais de souricières. Des «fours», ces importants points de deal, ont été durablement cassés. À cela s’ajoute une grosse présence policière sur le terrain qui a sérieusement amputé le business des malfrats, lequel pouvait rapporter jusqu’à 60.000 euros par jour.



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